Comment arrêter les mordillements de mon chiot : 7 astuces qui marchent vraiment

Un chiot dans un salon mordille doucement une main tandis qu’une personne lui tend un jouet à mâcher pour le rediriger

Si vous vivez avec un chiot, vous connaissez déjà ce grand classique: sa petite bouille d’ange, ses yeux fondants… et ses dents qui semblent avoir signé un contrat d’exclusivité avec vos doigts, vos manches, vos lacets et parfois même votre pantalon préféré. Je m’appelle Luc, ancien vétérinaire à la retraite, et je vous rassure tout de suite: un chiot qui mordille n’est pas forcément un futur pirate des salons. C’est, dans l’immense majorité des cas, un comportement normal. Agaçant, piquant, parfois franchement douloureux, mais normal.

Le vrai sujet, ce n’est pas de punir à tout-va. Le vrai sujet, c’est de lui apprendre quoi faire à la place, comment gérer son excitation, et comment comprendre que la peau humaine n’est pas un jouet à mâcher édition limitée. Bonne nouvelle: ça s’apprend. Et souvent plus vite qu’on ne le croit, à condition d’être cohérent, patient et un tout petit peu plus têtu que ce mini crocodile sur pattes.

Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi votre chiot mordille, jusqu’à quel âge cela peut durer, comment corriger sans casser la relation, et surtout vous donner 7 astuces qui marchent vraiment. Avec du concret. Du vécu. Et quelques images mentales parfois absurdes, parce qu’un chiot qui s’accroche à un bas de pantalon avec la conviction d’un héros de film d’action, ça mérite bien un peu d’humour.

Allez, on respire, on range les mains martyrisées, et on passe aux solutions.

Sommaire

Pourquoi votre chiot mordille autant

Avant de corriger, il faut comprendre. Un chiot ne mordille pas pour vous ruiner la vie, même si à 19 h 12, quand il vous attrape les chevilles pendant que vous apportez les pâtes à table, on peut avoir un léger doute.

Le mordillement est un comportement fréquent chez le chiot pour plusieurs raisons:

  • Il explore le monde avec sa bouche. Un peu comme un bébé met tout à la bouche, le chiot teste les textures, les réactions, les goûts et les limites.
  • Il joue. Entre chiots, on se mordille. C’est normal. Sauf que votre peau n’a pas la même tolérance que celle d’un frère de portée.
  • Il fait ses dents. La poussée dentaire peut être très inconfortable. Mâchouiller soulage.
  • Il est excité ou fatigué. Oui, les deux. Un chiot surexcité mordille. Un chiot crevé aussi. Le cerveau en mode compote donne souvent des dents en bonus.
  • Il cherche de l’attention. Si chaque mordillement déclenche une grande scène, il peut conclure que c’est un excellent bouton magique pour faire réagir les humains.
  • Il n’a pas encore appris l’inhibition de la morsure. C’est cette capacité à contrôler la force de sa bouche. Elle se construit avec le temps.

Quand on comprend ça, on arrête de voir le chiot comme un petit voyou en mission spéciale. On commence à le voir comme un bébé chien qui a besoin d’être guidé. Et tout change.

Chiot qui mordille les mains: quelle signification

Quand votre chiot mordille vos mains, le message est souvent assez simple: il veut interagir. Vos mains bougent, touchent, attrapent, jouent. Pour lui, elles sont l’équivalent d’un jouet ultra premium livré à domicile.

Mais attention. Si vous utilisez souvent vos mains pour exciter le chiot pendant le jeu, il apprend que les mains sont faites pour ça. Ensuite, quand il les attrape en dehors des moments de jeu, il ne comprend pas pourquoi vous changez soudainement les règles. C’est un peu comme autoriser un enfant à dessiner sur les murs le dimanche, puis s’étonner qu’il tente sa fresque le mardi.

Chiot qui mordille les jambes et le pantalon

Le chiot qui mordille les jambes quand vous marchez, ou qui se jette sur le pantalon, agit souvent par excitation, instinct de poursuite ou frustration. Tout ce qui bouge vite peut déclencher le mode chasse miniature. Le pantalon qui flotte devient alors la proie du siècle. Votre mollet, lui, n’avait rien demandé.

Ce comportement est particulièrement fréquent:

  • quand vous rentrez à la maison
  • en fin de journée
  • quand le chiot est trop stimulé
  • quand il manque de siestes
  • quand il ne sait pas comment canaliser son énergie

Le détail important à retenir: plus le chiot est débordé émotionnellement, plus il mordille fort et n’importe quoi.

À quel âge un chiot arrête de mordiller

C’est la question qui brûle les lèvres. Ou plutôt les doigts. En général, les mordillements diminuent nettement entre 4 et 7 mois, avec un pic fréquent pendant la période des dents. Mais il n’existe pas d’interrupteur magique. Tous les chiots ne s’arrêtent pas du jour au lendemain comme par miracle cosmique.

On peut résumer les grandes étapes ainsi:

Évolution habituelle des mordillements chez le chiot
Âge du chiot Ce qu’on observe souvent Ce qu’il faut faire
2 à 3 mois Exploration intense, jeu avec la bouche, morsures fréquentes Rediriger, enseigner doucement, éviter les jeux avec les mains
3 à 4 mois Excitation forte, difficultés à se contrôler Travailler les pauses, proposer des jouets adaptés, garder une routine stable
4 à 6 mois Poussée dentaire, besoin de mâcher plus marqué Offrir des objets à mâcher variés et sûrs, renforcer le calme
6 à 7 mois Amélioration progressive si l’apprentissage est cohérent Continuer les bonnes habitudes sans relâcher trop tôt
7 mois et plus Le mordillement de bébé devrait fortement diminuer Si cela persiste fort, faire un point comportemental ou vétérinaire
Chaque chiot a son rythme. La constance des humains fait souvent toute la différence.

Donc, si vous vous demandez chiot mordille jusqu’à quel âge, la réponse honnête est: souvent quelques mois, parfois un peu plus, mais cela doit s’améliorer progressivement. Si votre chiot grandit et que les morsures deviennent plus intenses, plus fréquentes ou dirigées dans des contextes tendus, il faut se faire aider sans attendre.

Astuce 1: arrêtez le jeu au bon moment, pas vingt minutes trop tard

La première astuce est simple en théorie, mais elle demande du timing. Quand le chiot mordille pendant le jeu, vous devez lui faire comprendre que mordre met fin à l’interaction. Pas avec un grand discours. Pas avec une tragédie en cinq actes. Avec un message clair.

Comment faire concrètement

  1. Dès que les dents touchent la peau ou les vêtements de manière inappropriée, stoppez le jeu.
  2. Retirez calmement vos mains.
  3. Levez-vous ou détournez-vous quelques secondes.
  4. Reprenez seulement quand le chiot se calme.

L’idée, c’est que le chiot découvre ceci: si je mordille, le fun disparaît. C’est une conséquence logique, compréhensible, et très efficace.

Le piège classique

Beaucoup de personnes continuent à agiter les mains, repoussent le chiot, rigolent nerveusement, parlent fort, ou courent presque dans le salon. Pour le chiot, c’est Disneyland. Il ne voit pas un interdit. Il voit une invitation grandiose au rodéo domestique.

J’ai vu un jeune labrador, il y a quelques années, qui transformait chaque visite d’amis en scène d’action. Plus on criait, plus il se déchaînait. Dès que la famille a appris à figer l’interaction et à rediriger calmement, les progrès ont été spectaculaires. Comme quoi, parfois, la meilleure réponse n’est pas une bataille épique. C’est un non-événement.

Astuce 2: redirigez vers un objet à mâcher, toujours, toujours, toujours

On ne peut pas demander à un chiot de ne pas utiliser sa bouche. En revanche, on peut lui apprendre sur quoi l’utiliser. C’est là que la redirection entre en scène. Et franchement, elle mérite sa cape de super-héroïne.

Dès que votre chiot cherche à attraper vos doigts, votre manche ou votre pantalon, proposez immédiatement une alternative adaptée:

  • un jouet à mordiller en caoutchouc
  • une corde adaptée à sa taille
  • un anneau de dentition pour chiot
  • un jouet fourré prévu pour la mastication
  • un accessoire frais, si la poussée dentaire le soulage

Le secret, c’est la rapidité. Si vous attendez trop, le chiot est déjà parti dans sa grande symphonie d’excitation. Et là, le petit jouet discret a autant de chances d’être remarqué qu’une brindille au milieu d’un concert de rock.

Pourquoi ça marche

Parce que vous ne dites pas seulement non. Vous dites aussi oui, mais à ça. C’est beaucoup plus clair pour un chiot. Et c’est plus juste.

Variez les textures. Certains chiots préfèrent le souple. D’autres veulent du plus ferme. D’autres encore ont des goûts de critique gastronomique et boudent tout sauf l’objet précisément interdit. Dans ce cas, on garde son calme et on teste d’autres options. Le but est de trouver la bonne combinaison.

Quand le chiot mordille les meubles

Si vous vous demandez comment empêcher un chiot de mordiller les meubles, la logique est la même. Protégez l’environnement, limitez l’accès si nécessaire, et mettez à disposition des objets de mastication plus intéressants. Le chiot ne se dit pas: je vais attaquer cette chaise Louis trucmuche pour embêter mes humains. Il cherche surtout à mâcher. À vous de lui offrir une cible légale.

Astuce 3: apprenez l’autocontrôle avec des exercices tout simples

Un chiot qui mordille beaucoup est souvent un chiot qui gère mal sa montée en excitation. Bonne nouvelle: l’autocontrôle se travaille. Pas besoin de transformer votre salon en académie militaire. Quelques exercices courts, réguliers et ludiques suffisent déjà à changer beaucoup de choses.

Le mini rituel avant d’obtenir quelque chose

Avant la gamelle, avant d’ouvrir la porte, avant de lancer un jouet, demandez une seconde de calme. Pas un exploit olympique. Juste une petite pause, un regard, quatre pattes au sol, un assis simple si le chiot le connaît.

Vous lui apprenez ainsi une leçon précieuse: le calme fait arriver les bonnes choses.

Le jeu qui monte trop vite

Si un jeu d’excitation déclenche systématiquement des mordillements, raccourcissez-le. Faites des séquences plus courtes. Ajoutez des pauses. Alternez avec des activités plus posées, comme chercher une friandise au sol ou mâcher un jouet tranquille.

Un bon repère: arrêtez avant que le chiot ne perde les pédales. Si vous attendez qu’il soit déjà en mode tornade, vous intervenez trop tard.

Un point souvent oublié: la fatigue

Beaucoup de chiots mordillent comme des petits démons parce qu’ils ont simplement besoin de dormir. Un chiot fatigué devient parfois aussi raisonnable qu’un enfant de trois ans sans sieste au rayon bonbons. Donc oui, les siestes sont vos alliées.

Si votre chiot mordille surtout en fin de journée, après de grosses stimulations ou après des visites, pensez repos avant de penser opposition. Et si vous sentez que l’agitation générale cache aussi une difficulté à rester seul, vous pouvez lire ce guide sur les bons réflexes pour apaiser la solitude. Un chiot plus serein est souvent un chiot moins mordilleur.

Astuce 4: utilisez votre voix avec finesse, pas comme une sirène d’alerte

Je vais vous dire une chose que beaucoup de chiots m’ont enseignée au fil des années: crier ne rend pas toujours plus convaincant. Parfois, ça excite. Parfois, ça inquiète. Parfois, ça met de l’huile sur le feu. Et parfois, ça donne au chiot l’impression d’avoir déclenché le plus grand spectacle de sa journée.

Quand votre chiot mordille, privilégiez une voix calme, courte, stable. Un simple mot repère peut suffire. Par exemple: doucement, stop ou non, si vous l’utilisez avec cohérence. Mais le plus important reste la conséquence associée: retrait du jeu, redirection, retour au calme.

Faut-il dire aïe

Parfois oui, parfois non. Le fameux aïe fonctionne chez certains chiots, en rappelant les signaux qu’ils échangent entre eux. Mais chez d’autres, cela les excite encore plus. Ils entendent un son aigu, voient une réaction vive, et c’est reparti pour un épisode de Jurassic Park, édition moquette.

Testez. Si votre chiot se calme, très bien. S’il repart de plus belle, abandonnez cette option.

Le bon outil n’est pas celui qu’on vous recommande à la mode. C’est celui qui aide votre chiot à comprendre sans monter sa pression.

Luc, vétérinaire retraité

Astuce 5: récompensez le calme, parce qu’on obtient souvent ce qu’on renforce

On parle beaucoup de ce qu’il faut faire quand le chiot mordille. On parle moins de ce qu’il faut faire quand il ne mordille pas. Et pourtant, c’est capital.

Si vous attendez toujours qu’il fasse une bêtise pour réagir, vous passez à côté d’une mine d’or éducative. Chaque fois que votre chiot vient vers vous calmement, s’installe avec son jouet, vous lèche au lieu de pincer, ou choisit de mâcher un objet autorisé, vous pouvez renforcer ce comportement.

Quelques façons de renforcer le bon comportement

  • une friandise donnée au bon moment
  • une caresse si le chiot l’apprécie
  • une voix douce et joyeuse
  • un petit jeu calme
  • l’accès à quelque chose qu’il aime

En d’autres termes, ne soyez pas seulement la police du mordillement. Soyez aussi la personne qui remarque les efforts. C’est plus motivant pour tout le monde, y compris pour vous.

Exemple concret du quotidien

Votre chiot vous voit arriver et, au lieu de sauter sur votre pantalon comme s’il voulait escalader l’Everest textile, il s’assoit une demi-seconde. Bingo. Récompensez cette demi-seconde. C’est le début du comportement que vous voulez voir grandir.

Le renforcement du calme est souvent le tournant. J’ai vu des familles s’épuiser à répéter non cent fois par jour, puis faire des progrès en quelques semaines simplement parce qu’elles ont commencé à valoriser les moments paisibles. Comme quoi, l’éducation ne consiste pas seulement à éteindre des incendies. C’est aussi à arroser ce qu’on veut faire pousser.

Astuce 6: évitez les erreurs qui entretiennent le problème sans le vouloir

Parfois, on fait de son mieux… et on nourrit malgré nous le comportement qu’on voudrait voir disparaître. Ce n’est pas grave. Ça arrive à tout le monde. L’important est de repérer ces pièges.

Erreur numéro 1: jouer avec les mains

Si vos doigts deviennent des jouets pendant les moments mignons, ils resteront des jouets pendant les moments moins mignons. Gardez les mains pour caresser, guider, récompenser. Pour jouer, utilisez des objets.

Erreur numéro 2: gronder fort ou punir physiquement

Si vous grondez brutalement, certains chiots se bloquent. D’autres montent en pression. D’autres encore répondent en mordillant plus fort. Quand des gens me disent mon chiot m’attaque quand je le gronde, je regarde d’abord le contexte. Bien souvent, le chiot ne vous attaque pas au sens humain du terme. Il réagit à une montée de tension, à de la peur, à de l’excitation ou à de l’incompréhension.

Secouer, taper sur le museau, plaquer au sol ou utiliser une intimidation physique est une mauvaise idée. Cela peut détériorer la confiance, augmenter le stress et rendre les interactions plus difficiles. On veut enseigner, pas entrer dans un duel d’ego avec un être qui pèse parfois moins lourd qu’un pack d’eau.

Erreur numéro 3: être incohérent

Un jour on laisse faire. Le lendemain on interdit. Une personne rit. Une autre se fâche. Le chiot, lui, essaie juste de comprendre les règles de cette étrange tribu bipède. Plus vous êtes cohérents entre vous, plus il apprend vite.

Erreur numéro 4: manquer d’occupation adaptée

Un chiot qui n’a ni mastication, ni dépense mentale, ni pauses suffisantes, trouve ses propres activités. Et elles sont souvent créatives. Très créatives. Trop créatives. D’où l’importance des jouets adaptés, des petits exercices de flair, des routines calmes et du sommeil.

Astuce 7: adaptez la stratégie selon le type de mordillement

Tous les mordillements ne se ressemblent pas. Si vous appliquez la même réponse à tout, vous risquez de viser à côté. Voici comment ajuster selon la situation.

Quand votre chiot mordille pendant le jeu

Ralentissez. Réduisez l’intensité. Faites des pauses fréquentes. Utilisez des jouets plus longs pour garder une distance confortable. Si les dents touchent la peau, stop du jeu, puis reprise quand le calme revient.

Quand il mordille parce qu’il fait ses dents

Proposez davantage d’objets à mâcher sûrs, variés, et éventuellement rafraîchis si cela lui fait du bien. Surveillez bien ce qu’il mâche. Tout n’est pas bon à mettre entre toutes les dents. Si vous avez un doute, demandez conseil à votre vétérinaire.

Quand il mordille les jambes en marchant

Ne vous transformez pas en proie qui galope. Immobilisez-vous si possible quelques secondes, protégez vos vêtements, redirigez vers un jouet, puis reprenez calmement. Travaillez aussi les moments de transition, surtout quand le chiot est très excité.

Quand il mordille le soir et devient incontrôlable

Pensez surcharge. Trop de stimuli, pas assez de repos, trop de jeu, ou journée trop longue. Le remède n’est pas forcément plus d’activité. Parfois, c’est l’inverse: un environnement plus calme, une routine régulière, une sieste, un coin tranquille.

Quand il mordille fort et fait mal

Si votre chiot mordille et fait mal, il faut revenir aux bases avec rigueur: arrêt immédiat de l’interaction, redirection systématique, gestion de l’excitation, renforcement du calme, et observation des déclencheurs. Si cela ne s’améliore pas, il est utile de consulter un professionnel compétent en comportement canin. Le plus tôt est le mieux.

Comment faire comprendre à un chiot qu’il ne faut pas mordre

Si je devais résumer tout l’article en une formule claire, ce serait celle-ci: vous lui apprenez que la peau humaine est interdite, mais que mâcher est autorisé sur les bons supports. Et vous lui apprenez cela avec trois ingrédients:

  1. la constance
  2. la redirection
  3. le renforcement du calme

Un chiot comprend mieux des règles simples répétées mille fois qu’une intervention brillante répétée une fois. Ce n’est pas très glamour, mais c’est redoutablement efficace.

Une routine type qui aide vraiment

  • des phases de jeu courtes
  • des moments de mastication prévus
  • des siestes suffisantes
  • des interactions calmes récompensées
  • une réponse identique à chaque mordillement inapproprié

Si vous faites cela avec régularité, vous construisez peu à peu un chiot qui comprend les codes de la maison. Pas en un week-end. Pas en claquant des doigts. Mais solidement.

Les situations où il faut demander de l’aide sans attendre

Le mordillement du chiot est généralement normal. Mais certains signaux doivent vous pousser à consulter plus vite, auprès d’un vétérinaire ou d’un professionnel du comportement qui travaille de façon respectueuse.

Consultez si vous observez

  • des morsures très fréquentes avec intensité croissante
  • des grognements tendus, une posture raide, des blocages
  • des réactions marquées quand on approche de la gamelle ou d’un objet
  • un chiot difficile à toucher, très irritable ou douloureux
  • une absence d’amélioration malgré plusieurs semaines d’efforts cohérents

Parfois, une douleur, une gêne, un trouble digestif, un problème de sommeil ou un niveau de stress élevé peut aggraver le comportement. Mon vieux réflexe de vétérinaire ne m’a jamais quitté: avant de conclure à un problème éducatif pur, il faut toujours garder en tête le corps, le contexte et l’émotionnel.

Petit mémo pratique pour les jours où vos mains veulent démissionner

Parce qu’il y a des jours où l’on sait ce qu’il faut faire… mais où le cerveau répond vaguement oui, enfin là, j’ai surtout besoin d’un café et d’un pansement symbolique. Voici un résumé simple.

Que faire quand votre chiot mordille
Situation Réaction utile À éviter
Le chiot attrape vos mains Retirer les mains, stopper l’interaction, proposer un jouet Secouer les doigts, crier, jouer avec les mains
Le chiot saute sur le pantalon S’immobiliser, rediriger, calmer la situation Courir, rire en s’agitant, repousser brutalement
Le chiot mordille en fin de journée Réduire la stimulation, proposer repos et mastication Multiplier les jeux excités
Le chiot fait ses dents Offrir des objets adaptés à mâcher Laisser tout traîner dans la maison
Le chiot se calme enfin Récompenser ce moment L’ignorer complètement
Plus la réponse est prévisible, plus le chiot apprend vite.

Une anecdote de cabinet qui résume bien le sujet

Je repense souvent à un petit berger croisé que j’avais vu en consultation. Ses humains étaient adorables, investis, motivés… et épuisés. Le chiot leur mordillait les mains, les jambes, les manches, les chaussons, les rideaux et probablement l’air entre deux. Ils pensaient avoir affaire à un cas désespéré.

En réalité, le cocktail était presque scolaire: trop de jeux excitants, pas assez de siestes, beaucoup d’attention donnée au mauvais moment, et zéro objets de mastication vraiment intéressants. Nous avons remis de l’ordre. Jeux plus courts. Redirection systématique. Coin calme. Récompense du bon comportement. Quelques semaines plus tard, ils m’ont dit une phrase que j’ai entendue souvent dans ma carrière: On croyait qu’il était infernal. En fait, il était surtout perdu.

Je trouve cette phrase très juste. La plupart des chiots ne cherchent pas à dominer le monde. Ils essaient simplement de comprendre comment y vivre, avec leurs dents de lait et leurs émotions en vrac.

Ce qu’il faut retenir pour corriger un chiot qui mordille

Si vous vous demandez encore comment corriger mon chiot qui mordille, gardez ce cap simple:

  • comprenez la cause du mordillement
  • stoppez calmement l’interaction quand les dents touchent la peau
  • redirigez immédiatement vers un objet adapté
  • évitez les jeux avec les mains
  • récompensez activement le calme
  • veillez au sommeil et à l’équilibre de la journée
  • restez cohérents entre humains
  • demandez de l’aide si la situation vous dépasse

En langage très direct: on ne combat pas le feu avec un lance-flammes. On guide, on structure, on anticipe. Et on respire.

Vous n’avez pas besoin d’être parfaits. Vous avez besoin d’être réguliers. Votre chiot n’a pas besoin d’un chef sévère sorti d’un film dramatique. Il a besoin d’un repère clair, fiable, patient et un peu malin. Et si aujourd’hui il se prend pour un mini requin sur canapé, dites-vous que cela ne durera pas éternellement.

Avec de bonnes habitudes, vos mains retrouveront bientôt une existence normale. Vos pantalons aussi. Et votre chiot apprendra, pas à pas, que dans cette maison, on peut être joyeux, joueur, mordeur de jouets… mais pas croqueur de mollets.

Et si vous traversez en plus une phase où votre chien supporte mal les absences, allez jeter un œil à ce guide utile sur comment retrouver un chien plus serein quand vous partez. Parce qu’un quotidien apaisé aide souvent sur plusieurs fronts à la fois.

En un mot comme en cent: patience, cohérence, humour. C’est rarement spectaculaire sur le moment, mais c’est ce qui marche vraiment. Et entre nous, le jour où votre chiot choisira son jouet au lieu de votre manche, vous aurez l’impression d’avoir remporté une coupe du monde en pantoufles. Ce qui, franchement, n’est déjà pas si mal.

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Guide pratique et rassurant pour tous les maîtres

juin 23, 2025

Un excellent article qui mêle humour, expertise et clarté pour expliquer comment retirer une tique en toute sécurité. Les étapes sont bien détaillées, faciles à suivre, et les conseils sont empreints de bon sens (mention spéciale au tableau comparatif très utile). Petit point perfectible : un résumé visuel rapide ou une vidéo accompagnant les instructions serait un vrai plus. En tout cas, un contenu qui mérite largement 4 étoiles:

https://www.chien.com/forum/f47/puces-et-traitements-dangereux-que-faire-t28155/

Desmet

l’importance de l’équilibre dans l’activité du chien

juin 13, 2025

Ben perso je pense que c’est vous qui allez être épuisé si vous tenez le rythme pendant au moins 10 ans 😅

Tous les gens qui ont un malinois ne le sortent pas 7h par jour et leur chien se portent bien.

Juste un exemple, regardez le borde collie, très endurants lui aussi, quand le troupeau est dans la prairie il passe tout son temps dehors mais ne troupeaute pas tout la journée. Il bosse quand il faut changer de parcelle. Et quand le troupeau est à l’étable en hiver il ne bosse plus. Et pourtant ce sont des chiens ultra tonique.

Après 5h de marche il est pas fatigué c’est que vous êtes en train de le rendre de plus n plus endurant. Vous êtes en train d’en faire un athlète et vous risquez comme j’ai dit d’être épuisé avant que votre chien montre un signe de fatigue.

Ceci dit les sorties que vous proposez son variées et c’est top.

Pourquoi ne pas essayer de partir sur 4h de sorties mais que dans ces sorties vous faites 1h de course/velo, 1h de jeu sous différentes formes (recherche du jouets, balle, travail des auto contrôles, éducation…) et 2h de balade ? Le tout répartie sur tout la journée pour qu’il ai des moment de repos entre chaque moments qu’il passe avec vous à fond les ballons.

Peut-être tenter l’agility, le mordant le week-end ?

Mais il est important de lever le pied.

Mario
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